vendredi 5 septembre 2008

Ascendance d'Antoine Bourdois

Les ascendants patronymiques d'Antoine Bourdois présentés ci-dessous sont les suivants :
Antoine Bourdois (1866-1940), cultivateur
Léonard Bourdois (1837-1928), cultivateur
Pierre Bourdois (1795-1858), métayer
Pierre Bourdois (1767-1826), laboureur, potier en terre (?), journalier
Pierre Bourdois (1739-1817), journalier, vigneron, tisserand, tonnelier
Jean Bourdois (1715-1780), vigneron
Pierre Bourdois (1686-1755), tisserand
Charles Bourdois (?-?), jardinier

Antoine Bourdois est né le 18 mai 1866 à Bessay-sur-Allier. Il est le fils de Léonard Bourdois et de Claudine Emery qui est décédée seulement quelques jours après l’accouchement. Son père s’est alors remarié avec Jeanne Laurent en février 1867.
On sait peu de choses sur le lieu où a grandi Antoine. Après quelques années passées à Bessay, la famille a quitté cette commune pour Loriges ou Bayet. Avant son mariage, Antoine était domestique à Saint-Didier-la-Forêt (peut-être dans le domaine de son beau-frère, Jean Cagnon). Le 17 avril 1890, il s’est marié avec Anne Crochet à Loriges. Les époux se sont installés sur cette commune où ils ont eu leurs deux enfants : Jean-Baptiste (1890) et Antoine (1891). En 1920, ils étaient encore cultivateurs sur cette commune. Plus tard, ils ont rejoint leur second fils Antoine aux Plaix à Bayet. Après la mort d’Anne en 1934, Antoine a fini ses jours chez ses enfants en alternant les séjours aux Plaix et à Barbery (Bransat) où il est décédé le 13 janvier 1940.


Photo : Antoine Bourdois aux Plaix (Bayet) en 1935


Photo : la maison d'Antoine Bourdois à Loriges. Avant leur départ pour les Plaix à Bayet Antoine Bourdois et son épouse Anne ont habité cette maison située à la sortie du bourg de Loriges. La maison est ensuite revenue en héritage à Antonin Bourdois, son frère Jean-Baptiste ayant renoncé à ses droits. Elle n'appartient plus aujourd'hui aux descendants. (façade - septembre 1996)

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Léonard Bourdois est né le 30 novembre 1837 au domaine de Belleau à Tréteau. Il est le septième enfant de Pierre Bourdois et de Claudine Faure. Vers 1840, la famille s’installe au domaine des Carabins distant de seulement quelques kilomètres, mais situé sur la commune de Montoldre. Après la mort de Pierre Bourdois et Claudine Faure, au moins quatre de leurs enfants se sont installés dans différents domaines de la commune de Bessay-sur-Allier. Léonard en fait partie et il est, avant son mariage, domestique au Figuretier ou au petit Moutier. En 1865, à l’âge de 28 ans, il  épouse Caudine Emery, la fille d’un meunier de Montoldre. Les 24 et 25 mai 1866, Léonard perd successivement sa femme qui vient de donner naissance à leur premier enfant et sa sœur Marie âgée de seulement 26 ans. En janvier 1867, il se remarie avec Jeanne Laurent à Bessay. Ils ont ensemble deux enfants : Jeanne, née au petit Moutier à Bessay en 1868, et Antoine né au Mas de Bessat à Saint-Pourçain. Léonard semble avoir ensuite vécu à Bayet et à Loriges (où vivait son premier fils Antoine). En 1890, il habite à Bricadet (1) et en 1898, il est au Pavillon (2).
Il est décédé le 19 août 1928 à l’âge de 91 ans.

(1) acte de naissance de son petit-fils Antoine Bourdois
(2) acte de naissance de Jeanne Laurent

Arbre : Les enfants de Léonard Bourdois

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Pierre Bourdois est né le 3 ventôse de l'an III (21 février 1795) au domaine des Thévenots à Chemilly. Il est le fils de Pierre Bourdois et de Marie Chamoux. Entre l’an V et l’an X (1797/1802), ses parents quittent ce village pour s’installer en Forterre au domaine de Belleau (Treteau).
Après le décès de sa mère alors qu’il n’a que sept ans, il est probablement élevé par les deux épouses successives de son père. Avant son mariage, il est domestique dans un domaine de Treteau.
À 27 ans, il épouse Claudine Faure, la fille d’un laboureur de la commune de Gouise âgée de seulement 15 ans. Les époux sont ensuite métayers dans différents lieux : à Gouise (1822-v.1823 (1)), à Saint-Voir (les Paponnats, v.1824-v.1826), à Treteau (Belleau, v.1826-v.1838), et à Montoldre (les Carabins, v.1840- ?)
Bien qu’il n’ait jamais été propriétaire, ses revenus semblent avoir été suffisants pour qu’il puisse être inscrit sur la liste des habitants éligibles à la garde nationale (reformée à la suite de la Révolution de 1830). Il n'est toutefois pas retenu pour faire partie des officiers. (voir article "l’élection de la garde nationale de Treteau en 1830")
Il est décédé au Ponthus (Montoldre) le 19 février 1858 à l’âge de 62 ans.

(1) acte de décès de son beau père, Antoine Faure


Arbre : les enfants de Pierre Bourdois (1795-1858) et Claudine Faure


Photo : la ferme des Paponnats (bâtiment principal - août 1994). Pierre Bourdois (1795-1858) a habité aux Paponnats (Saint-Voir) entre 1822 et 1826. Son père Pierre Bourdois (1767-1826) avait dû l'y rejoindre après avoir vécu quelques années à Trévol. Il y est décédé le 31 juillet 1826.

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Pierre Bourdois est né le 8 avril 1767 au domaine des Thévenots à Chemilly. Il est le fils de Pierre Bourdois et de Michelle Bardot. Il est probable qu’il ait vécu à Chemilly jusqu’à son premier mariage avec Marie chamoux en 1794. Les époux s'installent dans un premier temps au domaine des Thévenots, où naissent leurs deux premiers enfants : Pierre (3 ventôse an III/21 février 1795) et Marie ( 17 nivôse an V/6 janvier 1797). Pierre est alors qualifié de "laboureur". Entre 1797 et 1802, ils quittent Chemilly pour le domaine de Belleau (Tréteau), en compagnie de plusieurs membres de la famille de Marie Chamoux.
Après le décès de Marie Chamoux en 1802, Pierre se remarie avec Marie Meunier, la cousine germaine de sa première épouse. Selon l’acte de cette union, il exercerait la profession de potier en terre à Treteau. Sur tous les autres actes de cette période, il est néanmoins qualifié de journalier. Les deux époux ont eu un seul enfant qui n’a vécu que quelques jours. Marie Meunier décède à son tour quatre ans après cette unique naissance.
A 42 ans, Pierre épouse alors en troisième noce Benoîte Lagoute. Le statut de journalier semble avoir entraîné de nombreux changements de résidence à partir de cette date. Le premier enfant naît à Tréteau au lieu de la Rue Blanche ou Pierre réside depuis son départ de Belleau. Ils semblent ensuite s’être installés succesivement à Jaligny, à nouveau à Treteau (Bas de Nérré), à Avermes, puis à Trévol (Plaine des Echaudets). Les derniers temps à Trévol sont difficiles : il perd ses deux derniers enfants et sa troisième femme en l'espace de quelques mois. 
 Après le décès de cette dernière, Pierre semble être revenu habiter chez son premier fils au domaine des Paponnats. Il y est mort le 31 juillet 1826 à l’âge de 59 ans.


Arbre : les enfants de Pierre Bourdois (1767-1826)
Pierre a eu huit enfants issus de ses trois mariages. Seuls trois ne sont pas décédés en bas âge.
 On a toutefois retrouvé aucun acte concernant Marie Bourdois, hormis l'acte de naissance en 1797.


Photo : les Thévenots à Chemilly (avril 2001). Ces bâtiments semblent être les plus anciens dans le hameau des Thévenots qui s'est agrandi récemment par de nouvelles constructions. Il n'est pas certain qu'ils puissent dater du dix-huitième siècle. Pierre Bourdois (1767-1826) est né dans ce village où ses parents Pierre bourdois (1739-1796) et Antoinette Martinet ont vécu quelques années à partir de 1766.

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Pierre Bourdois est né le 22 juillet 1739 à Besson. Il est le fils de Jean Bourdois et d’Antoinette Martinet. À 21 ans, il épouse Anne Moret à Bresnay avec laquelle il s’installe à la Font Chevalier sur la commune de Besson. Deux enfants  naissent de ce premier mariage, mais Anne décède peu après la naissance du second enfant.

Deux ans plus tard, il a 27 ans lorsqu'il épouse en seconde noce Michelle Bardot, originaire de Bressolles. Pierre, le seul enfant issu de ce mariage, naît aux Thévenots à Chemilly mais les époux s'installent ensuite à Besson. C’est une certitude à partir de 1782 (1) . Ils occupent alors une chambre au domaine des Pionats (parfois orthographié « Peilliaunats ») et cultivent quelques œuvres de vignes et une chènevière. Le métier le plus souvent mentionné pour Pierre Bourdois sur les actes de cette période est celui de tisserand. Plus rarement il est qualifié de vigneron, voire de journalier. Cela semble indiquer qu’en plus de l’entretien de la chenevière il devait effectuer d’autres travaux pour assurer la vie de sa famille. Il est peu vraisemblable que le terme de tisserand utilisé sur les registres et par les notaires désignait l’activité de tissage proprement dite. Ce mot était plus certainement employé pour celui de peigneur de chanvre, ce qui correspondait au premier travail de filage à effectuer sur la fibre de chanvre.L'outillage nécessaire à cette activité est -quoi qu'il en soit- le seul à être mentionné explicitement dans les dispositions testamentaires contenues dans un contrat de mariage concernant sa fille Antoinette (2).
Après la mort de Michelle Bardot en 1785, Pierre épouse en troisième noce Marie Desforges avec laquelle il continue à résider aux Pionats jusqu'à son décès en 1793. En quatrième noce, il épouse à l'âge de 53 ans Marie Secrétin. Sur l’acte de naissance de son petit-ils Pierre Bourdois il est qualifié trois ans plus tard de tonnelier sur la paroisse de Besson. Peut-être a-t-il adopté cette activité après son dernier mariage, au contact de son beau-père François Secrétin, lui aussi tonnelier de cette paroisse. Après leur départ des Pionats, c'est dans la plus grande pauvreté que Pierre et Marie semblent avoir terminé leur vie aux Faiteaux, un autre domaine de Besson. Ils sont en effets tous les deux qualifiés de "mendiants" au moment de leurs décès respectifs.
Celui de Pierre survient le 20 novembre 1817, il est alors âgé de 78 ans (3). 

(1) voir article « Un bail à loyer en 1782 »
(2) voir le contrat de mariage Audin-Friaud-Bourdois dans l'article intitulé "Une communauté en 1783"
(3) L'acte le dit marié à Marie Baron, mais il s'agit vraisemblablement d'une erreur dans la rédaction de l'acte 


Arbre : les enfants de Pierre Bourdois (1739-1817)

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Jean Bourdois est né le 13 juin 1715 à Besson. Il est le fils de Pierre Bourdois et de Giberte Moret. À 19 ans, il est vigneron et réside au bourg de Besson lorsqu’il a épouse Antoinette Martinet. Les époux s'installent à Besson où ils semblent n’avoir eu que deux enfants Marie : (°1736) et Pierre (°1739).
A 61 ans, après le décès de sa première épouse, il se remarie avec Marie Tixier.
Il est décédé à Besson le 28 mars 1780 à l’âge de 64 ans.


Arbre : les enfants de Jean Bourdois (1715-1780) et Antoinette Martinet.
Marie Bourdois est désignée comme accoucheuse dans les registres paroissiaux de Besson (voir année 1787, en particulier)

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Pierre Bourdois est vraisemblablement né le 18 septembre 1686 à Besson. Il serait dans ce cas le fils de Charles Bourdois et d’Elisabeth Pierdon. Il a épousé Gilberte Moret avant 1712 dans un lieu qui n’a pu être retrouvé. Les époux ont eu treize enfants à Besson entre 1712 et 1732. Pierre Bourdois exerçait le métier de tisserand (soit, plus certainement, celui de peigneur de chanvre)
Il est vraisemblablement décédé le 8 septembre 1755 à l’âge de 68 ans.


Arbre : les enfants de Pierre Bourdois (1686-1755) et Gilberte Moret

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Charles Bourdois est né dans le milieu du dix-septième siècle. Dans les années 1680, il était jardinier au château de Fourchaud


Photo : le château de Fourchaud à Besson. Il appartenait à la fin du XVIIème siècle au sieur de Givry.

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