lundi 2 novembre 2009

la famille de Saulx de Tavannes et le château de Montgilbert

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Au début du XVIe siècle, le château de Montgilbert appartenait à la famille de la Baume de Montrevel. C’est à la suite du mariage de Gaspard de Saulx de Tavannes et de Françoise de la Baume, en 1527, que le château revint en dot à la famille de Saulx de Tavannes.

Gaspard de Saulx est célèbre pour une carrière militaire qui l’a conduit à combattre en Italie aux côtés de François Ier, puis contre les protestants, sous les règnes d’Henri II et de Charles IX. Grâce à ce dernier, il obtint la reconnaissance suprême en accédant au titre de maréchal de France en 1570.


Portrait : Gaspard de Saulx de Tavannes, dessin crayonné dans le style des Clouet (source : http://cnum.cnam.fr/SYN/PFOLME3.html)

Gaspard de Saulx a vraisemblablement très peu résidé à Montgilbert. Ses héritiers directs firent le même choix, préférant leurs terres bourguignonnes ou la cour du roi. On peut toutefois trouver la trace d’une présence une peu plus suivie à partir du milieu du XVIIe siècle.

En 1664, ce fut par exemple la naissance au Mayet-de-Montagne d’Eléonor, la fille de Jean de Saulx de Tavannes ( ?-1665), le petit-fils de Gaspard.

Au début du XVIIIe siècle, l’arrière petit-fils de Gaspard, Jean de Saulx de Tavannes (1646-1717), maria deux de ses filles, Louise Eleonor et Marie Henriette, sur ses terres bourbonnaises. Il semble qu’il soit lui-même décédé à Montgilbert le 14 novembre 1717.

À la génération suivante, on trouve Nicolas de Saulx de Tavannes (1677- ?), mousquetaire, puis, lieutenant aux gardes françaises. Si ses fonctions l’ont sans doute tenu éloigné de Montgilbert, on sait que ses enfants y ont passé une partie de leur jeunesse : en 1729, à respectivement 12 et 10 ans, Pierre et Virginie sont ainsi désignés pour être le parrain et la marraine de la fille d’un menuisier du village Gentil (un des hameaux les plus proches du château, sur la paroisse du Mayet). Ce fut par le mariage –toujours au Mayet- d’une autre fille de Nicolas que le château quitta la famille. Il revint en dot à Jean-Baptiste des Bravards d’Eyssat, comte du Prat, lors de son union avec Marie Anne Horace de Saulx de Tavannes, en 1743.

Les enfants de ce couple furent les derniers occupants du château. L’aîné, Jean-Louis des Bravards d’Eyssat fut le premier maire du Mayet-de-Montagne au moment de la création des communes sous la Révolution. À la suite de l’émigration de son frère, Etienne Marie, il fut suspecté et transféré à Paris où il fut guillotiné le 28 avril 1794.

Entre temps, le château avait été vendu comme bien national et ne semble plus avoir été habité. Sa ruine s’en trouva accélérée…


Photo : Château de Montgilbert - Porte d'accès à la cour haute (octobre 2009)


Photo : Château de Montgilbert - Tour de la chapelle (octobre 2009)


Photo : Château de Montgilbert - Tour du Belvédère (octobre 2009)


Photo : Château de Montgilbert - Tour du diable rouge (octobre 2009)


Plan : Château de Montgilbert (source : téléchargeable sur le site de l'association de sauvegarde et de mise en valeur de Montgilbert : lien)


Arbre : généalogie simplifiée de la famille de Saulx de Tavannes. Seuls les rameaux ayant hérités des terres bourbonnaises ont été représentés, soit six générations, de Gaspard de Saulx de Tavannes à Marie Anne Horace de Saulx de Tavannes. Le fils de cette dernière, Jean-Louis des Bravards d'Eyssat, a été le dernier occupant du château.

Sources :

Sur l'histoire de Montgilbert :

- site de l'association de sauvegarde et de mise en valeur de Montgibert.

- émission de radio consacrée au château de Montgilbert : canalacadémie.com

Aucune référence toutefois sur les archives qui ont été utilisées pour reconstituer l'histoire du château et de ses propriétaires.

Sur la généalogie de la famille Saulx Tavannes :

Registres paroissiaux du Mayet-de-Montagne (voir aussi l'article consacré à la famille Gentil sur ce blog)

samedi 3 octobre 2009

Ascendance de Jeanne Gentil

Les ascendants de Jeanne Gentil présentés dans cet article sont les suivants :

Jeanne Gentil (1790-1826)
François Gentil (1759-1825)
Pierre Gentil (1731-1772)
Claude Gentil (1696-?)
Claude Gentil (1660-?)
Claude Gentil (v. 1630-?)
Claude Gentil (?-?)

Jeanne Gentil est née le 18 avril 1790 au Mayet de Montagne. Elle est la fille de François Gentil et de Claudine Gaulliardon. À 23 ans, elle a épousé Hugues-Antoine Carton au Mayet-de-Montagne. Leurs premiers enfants sont nés à Nizerolles et à Saint-Christophe (chez Coudure).
Elle est décédée à Isserpent le 21 février 1826, à l’âge de 35 ans.


Arbre : les enfants de Jeanne Gentil (1790-1826) et Hugues-Antoine Carton

François Gentil est né le 28 août 1759 au Mayet de Montagne. Il est le fils de Pierre Gentil et de Jeanne Joninon.
Il était laboureur lorsqu’il a épousé Claudine Gauliardon, à l’âge de 18 ans. Les époux se sont installés au Mayet où ils ont eu dix enfants entre 1779 et 1800. Fait assez exceptionnel pour l’époque, seul un d'entre eux est décédé en bas-âge et tous les autres se sont mariés au Mayet ou à Ferrières entre 1797 et 1824. A ce moment là, François Gentil était devenu propriétaire au village Berthuel, l’un des nombreux hameaux du Mayet-de-Montagne.
Il est décédé au Mayet-de-Montagne le 7 septembre 1825, à l’âge de 66 ans.


Arbre : les enfants de François Gentil (1759-1825) et de Claudine Gauliardon.


Photographie : Maison à gallerie, village Gentil (1780) (photographie : septembre 2009)

Pierre Gentil est né le 29 mars 1731 au village Gentil sur la paroisse du Mayet-de-Montagne. Il est le fils de Claude Gentil et d’Anne Bargoin. À 21 ans, il a épousé Jeanne Joninon à Saint-Clément. Les époux se sont installés au Mayet où ils ont eu dix enfants (le premier garçon, Claude, semble même être né près de huit mois avant le mariage). En 1752 Pierre était qualifié de « peigneur de chanvre », quinze plus tard, on le désignait comme « propriétaire » .
Il est vraisemblablement décédé le 2 mai 1772 au Mayet.


Arbre : les enfants de Pierre Gentil (1731-1772) et Jeanne Joninon

Claude Gentil est né le 10 avril 1696 au Mayet-de-Montagne. Il est le fils de Claude Gentil et de Claudie Cartalier. À 25 ans, il a épousé Anne Bargoin au Mayet-de-Montagne. Les époux se sont installés au village Gentil. Ils y ont eu au moins neuf enfants. Claude exerçait le métier de menuisier. D’après la personnalité de certains parrains cités lors des baptêmes de ses enfants, on peut penser qu’il était régulièrement employé par la famille Saulx-Tavannes. En 1734, le parrain de son fils André fut ainsi André Jacquemin, le cuisinier du «marquis de Tavannes» et sa marraine Jeanne Martin, l’épouse du gérant aux affaires du marquis. Cinq ans plus tôt, les propres enfants du marquis, Virginie et Pierre, âgés seulement de10 et 12 ans, avaient même été choisis pour une autre de ses filles. Ces liens étaient favorisés par le voisinage puisque le village Gentil était un des hameaux situés le plus proche de la principale possession des Saulx-Tavannes au Mayet : le château de Montgilbert.


Arbre : les enfants de Claude Gentil (1696-?), menuisier au village Gentil et d'Anne Bargoin


Photo : le château de Montgilbert et à l'arrière plan le village Gentil (septembre 2009)

Claude Gentil est né le 2 mars 1660 au Mayet-de-Montagne. Il est le fils de Claude Gentil et d’Antoinette Matichard. Il a eu au moins sept enfants avec son épouse Claudie Cartalier.


Arbre : les enfants de Claude Gentil (1660-?) et Claudie Cartalier.
On a identifié le mariage de Françoise Gentil et de Claude Magnet en 1709, sans pouvoir établir pour l'instant de laquelle des deux soeurs portant ce prénom il s'agit.

lundi 31 août 2009

Ascendance de Marguerite Dumas

Avec la famille Dumas, on entre dans le monde des mariniers et de la batellerie sur l’Allier. On doit à Pierre Mondanel une des synthèses les plus érudites sur la question (1). Selon cet auteur, on peut distinguer trois sortes de mariniers ou « voituriers d’eau ». Les deux premiers types pratiquaient une navigation à l’échelle du bassin Loire-Allier : les premiers étaient des marchands aux moyens financiers d’une certaine envergure qui, outre les activités de transport, avaient aussi le main-mise sur le commerce, c’est-à-dire sur les cargaisons transportées. D’autres n’étaient propriétaires que de leur embarcation et n’étaient rémunérés que pour le transport. Il existait enfin des mariniers pratiquant un commerce ambulant plus local, transportant à l’image des représentants en camions d’aujourd’hui, quelques produits.
Il est difficile de déterminer à partir des seules informations fournies par l’état civil à quelle catégorie appartenaient les familles de mariniers présentées ci-dessous. Sur les actes, la simple mention de « marinier » ne permet pas toujours de trancher. D’autant plus que, passé un certain âge, beaucoup sont dits « propriétaires ». Le terme, la encore, peut prêter à confusion. Chez les cultivateurs, il désigne ceux qui possèdent leur exploitation. Dans le cas des mariniers, il semble plutôt le signe d’une certaine réussite et il s’appliquerait alors à un domicile ou une embarcation.

La famille présentée ici est issue, aux deux plus anciennes générations, de Gilbert Dumas, fermier général de la seigneurie de Limons et de Jean Dumas, désigné par le terme plus vague de « bourgeois ». Ils sont à l’origine d’une véritable dynastie de marchands et de mariniers ayant exercé à Limons aux XVIIIe et XIXe siècles. Cette généalogie a été étudiée dans tous ses prolongements par M. Rambaud et publiée sur le site geneanet.org :

Lien généanet

L’évolution de la famille Dumas est assez variable selon les différentes branches. Pour ce qui concerne l’ascendance présentée ci-dessous, on retrouve le schéma proposé par Pierre Mondanel concernant l’histoire de l’activité de batellerie. Jusqu’au milieu du dix-huitième siècle, cette « lignée » conserve une certaine notabilité et une aisance financière qui semble s’estomper par la suite. Les mariages contractés avec des filles de marchands issus de la vallée de l’Allier laissent place à des alliances plus locales dans des milieux d’artisans.

(1) Pierre MONDANEL, L'ancienne batellerie de l'Allier et de la Dore de Langeac à Nevers, 1ère ed. 1975.


Les ascendants de Marguerite Dumas présentés dans cet article sont les suivants :

Marguerite Dumas (1824-?)
Augustin Dumas (1773-1846)
Gabriel Dumas (1747-?)
Matthieu Dumas (1724-1750)
Henry Dumas (1694-1739)
Jean Dumas (?-?)
Gilbert Dumas (v.1623-1693)


Margueritte Dumas est née le 10 mai 1824 à Limons. Elle est la fille d’Augustin Dumas et de Marie Moytrioux. A 21 ans, elle était tailleuse de robe au quartier des Michauds lorsqu’elle a épousé Claude Valadier, un maréchal-ferrant originaire des Martres d’Artière. Les époux se sont installés à Limons, dans le quartier dit « de l’église », où ils ont eu au moins trois enfants entre 1846 et 1851 : Jean (°1846), qui est devenu à son tour maréchal-ferrant, Antoine (°1848) et Marie (°1851).


Augustin Dumas est né à Limons le 19 septembre 1773. Il est le fils de Gabriel Dumas et d’Anne Citerne. Il était marinier lorsqu’il a épousé Louise Citerne, le 18 vendémiaire de l’an X (10 octobre 1801). Ils ont eu sept enfants entre 1801 et 1822, année du décès de Louise. Le 1er juillet 1823, à 50 ans, il s’est remarié avec Marie Moytrioux, toujours à Limons. Il ne semblait plus exercer la profession de marinier à cette date. Il était alors qualifié de propriétaire (il possédait une maison au quartier des Michauds). Il semble n’avoir eu qu’une fille avec sa seconde épouse : Margueritte.
Il est décédé à Limons le 24 mars 1846 à l’âge de 72 ans.


Arbre : les enfants d'Augustin Dumas (1773-1846)


Photo : le quartier des Michauds à Limons. Il s'agit d'un groupe de maisons en bordure immédiate de l'Allier juste à la sortie du bourg. Comme Augustin Dumas, de nombreux mariniers y possédaient des habitations au XIXe siècle.


Photo : l'Allier à la hauteur du pont de Limons

Suite à venir...

mardi 25 août 2009

Ascendance de Magdeleine Fort

Les ascendants patronymiques de Magdeleine Fort présentés dans cet article sont les suivants :

Magdeleine Fort (1756-1820)
Joseph Fort (1711-1781)
Jean Fort (?-1742?)
Etienne Fort (?-?)


Magdeleine Fort est née le 26 juillet 1756 à Busset. Elle est la fille de Joseph Fort et d’Anne Guérignaud. Le prénom figurant sur l’acte de naissance est celui de Louise, mais elle ne fut plus désignée par la suite que par celui de Magdeleine. Il s’agissait des deux prénoms de sa marraine la comtesse de Busset. Après le décès de ses deux parents, elle a eu deux « enfants naturels », Jean et Anne. Ce n’est qu’à 29 ans qu’elle a épousé Claude Sauvage, un menuisier originaire de Châteldon. Le couple a eu sept enfants entre 1787 et 1801.
Elle est décédée le 30 novembre 1820 à l’âge de 64 ans.


Arbre : les enfants de Magdeleine Fort (1756-1820)


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Joseph Fort est né le 30 août 1711 à Ménil-la-Horgne en Lorraine. Il est le fils de Jean Fort et d’Anne Contat. Joseph Fort a quitté sa province natale pour devenir « menuisier de la comtesse de Busset » dans le Bourbonnais. La comtesse en question était Magdeleine Louise Jeanne de Clermont-Tonnerre et elle avait épousé Le comte de Bourbon Busset en 1743. Dans la mesure où la famille de Clermont-Tonnerre possédait un domaine à Hamonville, à moins de trente kilomètres de Ménil-la-Horgne, on peut supposer que c’est elle qui a fait venir Joseph à Busset. Le 27 novembre 1755, à 43 ans, il y a épousé Anne Guérignaud. Le couple a eu huit enfants entre 1756 et 1771. Joseph et Anne sont à l’origine d’une véritable dynastie d’artisans qui ont exercé à Busset au moins jusqu’à la fin du XIXe siècle avec des talents assez divers : menuisiers surtout, mais aussi armuriers, serruriers, sabotiers, fondeurs, maréchaux, et même mécaniciens.
Il est décédé le 22 juillet 1781, à l’âge de 69 ans.


Arbre : les enfants de Joseph Fort (1711-1781) et Anne Guérignaud

On connaît huit enfants de ce couple, dont deux jumeaux. Trois sont morts jeunes. On ignore ce que sont devenus Jean-Louis et Louise Madeleine. On peut suivre la descendance des trois autres enfants :

- 1/ Magdeleine Louise a épousé Claude Sauvage, un menuisier originaire de Châteldon (voir ci-dessus et les articles sur la famille Sauvage)

- 2/ Michel, vraisemblablement menuisier à Busset (profession à confirmer), a épousé à Lapalisse Marianne Dumas.
Les choix des conjoints montrent la volonté de resserer les liens dans ce milieu d'artisans proches du service du comte de Busset.
L'un des fils de Michel a, par exemple, épousé Marie-Adèle Boucher, la fille d'un garde du comte de Busset et petite fille de Jean Becquemie, un intendant du comte. L'un de ses petit-fils a épousé Anne Sauvage, sa cousine (elle était l'arrière petite-fille de Magdeleine Fort, la soeur de Michel)


Arbre : les descendants de Michel Fort.

- 3/ Jean, armurier à Busset, a épousé à Busset Magdeleine Satrin.


Arbre : les enfants de Jean Fort

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Jean Fort est né à la fin du XVIIe siècle. Il est le fils d’Etienne Fort et de Nicole Sommard. Le 24 novembre 1693, il a épousé Anne Contat à Ménil-la-Horgne. Ils y ont eu au moins six enfants.
Son dernier fils Joseph, a quitté la Lorraine pour le Bourbonnais pour rentrer au service de Magdeleine Louise Jeanne de Clermont-Tonnerre de Bourbon. Les autres enfants ne semblent pas quant à eux avoir quitté les environs de Ménil-la-Horgne.
joseph est peut-être décédé à Ménil-la-Horgne le 26 mars 1742 à l’âge d’environ 75 ans. (à confirmer)


Arbre : les enfants de Jean Fort (?-1742?) et d'Anne Contat.

jeudi 20 août 2009

Ascendance de Catherine Becquemie

Les ascendants patronymiques de catherine Becquemie présentés dans cet article sont les suivants :
Catherine Becquemie (1751-?)
François Becquemie (1722-1771)
François Becquemie (1671-1750)
Richard Charles Becquemie (?-?)
André Becquemie (?-?)

Catherine Becquemie est née le 9 mars 1751 à Busset. Elle est la première fille de François Becquemie et de Catherine Robert. À 24 ans, elle a épousé Antoine Satrin à Espinasse. Les époux se sont installés à Busset où ils ont eu au moins une fille, Anne, en 1785.
On ignore pour l'instant le lieu de son décès.

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François Becquemie est né le 5 janvier 1722 à Saint-Agnan-le-Malherbe en Normandie. Il est le fils de François Becquemie et de Catherine Mulot. En l’état actuel des recherches, il est assez difficile de savoir dans quelles conditions il a pu devenir un officier de François Louis Antoine de Bourbon (1722-1793), qui était alors le comte de Busset. On sait seulement qu’entre 1737 et 1761, Le comte a participé à de nombreuses campagnes militaires qui l’ont conduit à se transporter fort loin de ses terres bourbonnaises. Peut-être a-t-il pu recruter pour l’administration de son château lors de ces voyages. Quoiqu’il en soit, François Becquemie était déjà installé au château de Busset, comme officier ou intendant, en1750, à l’âge de 28 ans. C’est au mois de février de cette année qu’il a épousé Catherine Robert, la femme de chambre de la comtesse. Les époux ont eu au moins six enfants à Busset entre 1751 et 1761. Au cours de cette période, François Becquemie était aussi qualifié de « notaire de Busset » (acte de naissance de ses enfants).
Il est décédé à Busset le 28 novembre 1771, à l’âge de 49 ans.


Arbre : Les enfants de François Becquemie (1722-1771) et de Catherine Robert.

On ignore tout pour l’instant de la vie de Pétronille et Léonard. Les archives de Busset ne semblent pas garder la trace de leurs mariages respectifs ni même d’éventuels décès en bas âge. Les seuls actes où l'on a pu retrouver Louis après sa naissance datent de 1771 et 1785 (il avait alors 13 et 27 ans) . Il y est inscrit comme parrain pour la naissance de ses cousins et il semble résider à Busset à ces dates. Les autres enfants se sont mariés à Busset et Espinasse :

- Catherine, avec Antoine Satrin en 1775 (voir ci-dessus)

- Madeleine, avec Bertrand Faulquemont en 1785. Ce dernier était issu d’une famille de juristes bien implantée dans les environs de Vichy. Il était lui-même notaire et procureur fiscal à Busset depuis 1773.

- Marie, avec Fiacre Boucher en 1796. Ce dernier était originaire de la Nièvre, mais il était à cette date propriétaire à Espinasse et «garde du comte de Bourbon». En 1796, il ne s’agissait plus de François Louis Antoine, mais de son fils Louis François Joseph (1749-1829), connu jusqu’à la mort de son père sous le nom de « marquis de Bourbon Busset ». On peut s’interroger sur la nature de la fonction de « garde du comte » dans la mesure où la famille de Bourbon avait fait le choix de l’émigration pour échapper aux troubles révolutionnaires. Elle se trouvait alors en Angleterre, dans les environs de Southampton.

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François Becquemie est né le 25 novembre 1671 à Maisoncelle-sur-Ajon. Il est le fils de Richard Becquemie et de Madeleine Granger. À l’âge de 34 ans, il a épousé Catherine Mulot à Neuilly-le-Malherbe. Les époux ont eu au moins quatre enfants, d’abord à Maisoncelles, puis à Saint-Agnan-le-Malherbe. On ignore pour l’instant la profession de François, qui serait pourtant une indication utile pour comprendre le parcours de son fils, devenu notaire dans une petite commune du Bourbonais situé à plus de six-cents kilomètres de ses terres d’origines.
Il est décédé à Maisoncelles-sur-Ajon le 6 avril 1750, à l’âge de 78 ans.


Arbre : les enfants de François Becquemie (1671-1750) et Catherine Mulot


Carte : les environs de Saint-Agnan-le-Malherbe et de Maisoncelles-sur-Ajon (carte de Cassini)

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À venir :
Richard Charles Becquemie
André Becquemie

Ascendance d'Anne Satrin

Les ascendants patronymiques d'Anne Satrin présentés dans cet article sont les suivants :
Anne Satrin ( v.1785-1855)
Antoine Satrin (?-?)
Mary Satrin (?-?)

Anne Satrin est née vers 1785. Elle est la fille d’Antoine Satrin et de Catherine Becquemie. À l’âge de 31 ans, elle a épousé Guillaume Sauvage, un menuisier de Busset. Les époux se sont ensuite installés à Busset où ils ont eu au moins quatre enfants.
Elle est décédée à Busset le 27 avril 1855, à l’âge d’environ 70 ans.

Antoine Satrin est né à Busset vers 1750. Il est le fils de Mary Satrin et d’Anne Foron. En 1775, il a épousé la première fille de François Becquemie, un officier du comte de Busset originaire de Normandie, qui était devenu notaire à Busset. On ignore sa profession pour l’instant, mais compte tenu de la personnalité de son épouse, il pouvait être artisan où avoir, lui aussi, un poste au service du comte de Busset. Les époux ont eu au moins trois enfants à Busset.


Arbre : les enfants identifiés d'Antoine Satrin et de Catherine Becquemie.

Mary Satrin
On ignore pour l'instant la ville d'origine de Mary Satrin. Il a épousé en première noce Anne Bessière et en seconde noce, à l'âge de 35 ans, Anne Foron. Ce second mariage est enregistré à la fois sur les registre de Cusset et sur ceux de Saint-Yorre pour l'année 1746. Mary Satrin et Anne Foron ont eu au moins deux enfants : Antoine et Françoise.


Arbre : les enfants de Mary Satrin et d'Anne Foron.

mercredi 22 juillet 2009

Ascendance de Jacqueline Fouché

Les ascendants de Jacqueline Fouché présentés dans cet article sont les suivants :
Jacqueline Fouché (1720-1795)
Emmanuel Fouché (v.1698-1734)
Pierre Fouchier (v.1660- ?)
François Fouchier ( ?- ?)

Le patronyme a subi de nombreuses transformations orthographiques et phonétiques :
On a pu relever les formes suivantes :
Fouché – Fouchet – Foucher – Fouchier - Fauchier

Jacqueline Fouché est née le 15 mai 1720 à Périgny. Elle est la fille d’Emmanuel Fouché et de Pierrette Denidet. Elle a sûrement grandi sur cette commune, mais elle est devenue orpheline à l’âge de 14 ans. À 16 ans, elle a épousé au Breuil Joseph Morand, un jeune homme d’un an son aîné. Les époux semblent s’être installés sur cette paroisse où Joseph exerçait le métier de blanchisseur. Ils ont eu au moins douze enfants. La plupart sont nés au Breuil sauf pour les naissances qui ont eu lieu entre 1738 et 1745 (il y en a eu au moins une). Comme la paroisse où ont eu lieu les naissances au cours de cette période n’a pu être identifiée (Arfeuilles ?), il demeure un doute sur le nombre exact des enfants. Dans les années 1760, la famille résidait au lieu de « Lagouje », selon l’information portée sur l’acte de mariage de leur fils Mathieu. Il s’agissait peut-être de l’actuel « La Goujeasse », situé en bord de Besbre, un peu en amont du Pont Clavel.
Elle est décédée au Breuil le 17 mars 1795, à l’âge de 74 ans.

Emmanuel Fouché est né vers 1698. Il est le fils de Pierre Fouché et de Gilberte Billard. Il avait un peu plus de vingt ans lorsqu’il a épousé Pierrette Denidet à Périgny. Les époux se sont installés sur cette paroissse où ils ont eu trois enfants. Pierrette est décédée quelques jours après la naissance de leur dernière fille, Angélique. Il ne semble pas qu’Emmanuel se soit remarié malgré son jeune âge et ses trois enfants en bas âge.
Il est décédé le 7 juillet 1734, à l’âge de 36 ans.


Arbre : les descendants d'Emmanuel Fouché (v.1698-1734) et Pierrette Denidet (deux générations)

Pierre Fouchier est né vers 1660, vraisemblablement à Cusset. Il est le fils de François Fouchier et de Claude Ameil.
En 1685, il a épousé Gilberte Billard à Saint-Germain-des-Fossés. Leurs premiers enfants sont nés sur cette paroisse.


Arbre : les enfants de Pierre Fouchier (v.1660-?) et Gilberte Billard.

François Fouchier vivait à Cusset dans le milieu du dix-septième siècle. Il a eu au moins deux enfants avec Claude Ameil.


Arbre : les enfants de François Fouchier et Claude Ameil.