Affichage des articles dont le libellé est Gentil. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Gentil. Afficher tous les articles

lundi 2 novembre 2009

la famille de Saulx-Tavannes et le château de Montgilbert

-

Au début du XVIe siècle, le château de Montgilbert appartenait à la famille de la Baume Montrevel. C’est à la suite du mariage de Gaspard de Saulx-Tavannes et de Françoise de la Baume, en 1546, que le château revint en dot à la famille de Saulx-Tavannes, une ancienne maison nobiliaire bourguignonne.

Six générations de Saulx-Tavannes ont hérité de Montgilbert :

Gaspard de Saulx-Tavannes (° mars 1509, Dijon ; + juin 1573, Sully)
Guillaume de Saulx-Tavannes (°1551 ; + juillet 1637)
Jean de Saulx-Tavannes ( ; + 17 octobre 1665)
Jean de Saulx-Tavannes (° 3 janvier 1646 ; + 14 novembre 1717)
Nicolas de Saulx-Tavannes (° mars 1677 ; + ?)
Marie-Anne-Horace de Saulx-Tavannes (° avril 1718 ; + ?) (en dot)  (1)

(1) Les dates sont reprises de PINGAUD L., Les Saulx-Tavannes. Etudes sur l'ancienne société française, Paris 1876. consulté sur gallica.fr

Gaspard de Saulx est célèbre pour une carrière militaire qui l’a conduit à combattre en Italie aux côtés de François Ier, puis contre les protestants, sous les règnes d’Henri II et de Charles IX. Grâce à ce dernier, il obtint la reconnaissance suprême en accédant au titre de maréchal de France en 1570.


Portrait : Gaspard de Saulx-Tavannes, dessin crayonné dans le style des Clouet (source : http://cnum.cnam.fr/SYN/PFOLME3.html)

****************************************************

Guillaume de Saulx


Gaspard et Guillaume de Saulx ont vraisemblablement très peu résidé à Montgilbert, préférant leurs terres bourguignonnes ou la cour du roi. On peut toutefois trouver la trace d’une présence un peu plus suivie de la famille à partir du milieu du XVIIe siècle.

****************************************************

 Jean de Saulx-Tavannes (?-1665), issu du second mariage de Guillaume devient marquis de Tavannes et du Mayet. Sa fille Eléonor naît au Mayet-de-Montagne en 1644.

****************************************************

Jean de Saulx-Tavannes (1646-1717), maria deux de ses filles, Louise Eleonor et Marie Henriette, sur ses terres bourbonnaises. Il semble qu’il soit lui-même décédé à Montgilbert le 14 novembre 1717.

****************************************************

À la génération suivante, on trouve Nicolas de Saulx-Tavannes, mousquetaire, puis, lieutenant aux gardes françaises. Si ses fonctions l’ont sans doute tenu éloigné de Montgilbert, on sait que ses enfants y ont passé une partie de leur jeunesse : en 1729, à respectivement 12 et 10 ans, Pierre et Virginie sont ainsi désignés pour être le parrain et la marraine de la fille d’un menuisier du village Gentil (un des hameaux les plus proches du château, sur la paroisse du Mayet). Le chanoine Léon Cote rapporte que Nicolas s'était vu refuser dans sa jeunesse l'admission comme parrain à un baptême en raison de ses mœurs dissolues. Devenu seigneur de Montgilbert, il fut un bienfaiteur de la paroisse en prenant à sa charge l'agrandissement de l'église, la construction d'une tribune et d'un grand clocher de "60 pieds de haut" (1).

(1) COTE L, En Montagne Bourbonnaise. notre Montagne et son histoire, 1974. LÉON COTE est né au Mayet-de-Montagne. Ordonné prêtre en 1912, il enseigne les lettres classiques à Moulins pendant plus de vingt ans après la Première Guerre mondiale. Il est aussi l'auteur de plusieurs ouvrages historiques sur le Bourbonnais. Il ne cite pas ses sources pour ce qui concerne les faits concernant Nicolas de Saulx-Tavannes.

****************************************************

Ce fut par le mariage –toujours au Mayet- d’une autre fille de Nicolas que le château quitta la famille. Il revint en dot à Jean-Baptiste des Bravards d’Eyssat, comte du Prat, lors de son union avec Marie Anne Horace de Saulx-Tavannes, en 1743.
La présence de membres de la famille au château n'est toutefois pas attestée par une présence épisodique dans les archives de l'état-civil du Mayet. Les Saulx-Tavannes y possédaient un autre résidence, vraisemblablement plus confortable, et le château de Montgilbert devait le plus souvent être laissé entre les mains d'un gérant.

****************************************************

Les enfants de Marie-Anne de Saulx-Tavannes et de Jean-Baptiste des Bravards d'Eyssat furent les derniers occupants du château. L’aîné, Jean-Louis des Bravards d’Eyssat, pris de passion pour Montgilbert, fut même le premier propriétaire depuis longtemps à y faire de longs séjours. Il fut aussi le premier maire du Mayet-de-Montagne au moment de la création des communes sous la Révolution. À la suite de l’émigration de son frère, Etienne Marie, il fut suspecté et transféré à Paris où il fut guillotiné le 28 avril 1794.

Entre temps, le château avait été vendu comme bien national et ne semble plus avoir été habité. Sa ruine s’en trouva accélérée…


Arbre : généalogie simplifiée de la famille de Saulx-Tavannes. Seuls les rameaux ayant hérités des terres bourbonnaises ont été représentés, soit six générations, de Gaspard de Saulx-Tavannes à Marie Anne Horace de Saulx-Tavannes. Le fils de cette dernière, Jean-Louis des Bravards d'Eyssat, a été le dernier occupant du château.


Photo : Château de Montgilbert - Porte d'accès à la cour haute (octobre 2009)


Photo : Château de Montgilbert - Tour de la chapelle (octobre 2009)


Photo : Château de Montgilbert - Tour du Belvédère (octobre 2009)


Photo : Château de Montgilbert - Tour du diable rouge (octobre 2009)


Plan : Château de Montgilbert (source : téléchargeable sur le site de l'association de sauvegarde et de mise en valeur de Montgilbert : lien)



Sources :

Sur l'histoire de Montgilbert :


- L. COTE, En Montagne Bourbonnaise. notre Montagne et son histoire, 1974.

- J-M PICHON, Montgilbert et ses seigneurs, 1987

- sites de l'association de sauvegarde et de mise en valeur de Montgilbert :
http://membres.multimania.fr/montgilbert/index.html et sur les opérations de sauvegarde : http://montgilbert.unblog.fr/

- émission de radio consacrée au château de Montgilbert :
canalacadémie.com : "Le château de Montgilbert dans l'Allier", par Olivier LENOIR, délégué national de l'association REMPART, 2006


Sur la généalogie de la famille Saulx Tavannes :

- Registres paroissiaux du Mayet-de-Montagne (voir aussi l'article consacré à la famille Gentil sur ce blog)

samedi 3 octobre 2009

Ascendance de Jeanne Gentil

Les ascendants de Jeanne Gentil présentés dans cet article sont les suivants :

Jeanne Gentil (1790-1826)
François Gentil (1759-1825)
Pierre Gentil (1731-1772)
Claude Gentil (1696-?)
Claude Gentil (1660-?)
Claude Gentil (v. 1630-?)
Claude Gentil (?-?)

Jeanne Gentil est née le 18 avril 1790 au Mayet de Montagne (aux Échaux, ou peut-être au village Berthuel). Elle est la fille de François Gentil et de Claudine Gaulliardon. À 23 ans, elle a épouse Hugues-Antoine Carton au Mayet-de-Montagne.
Il s'installent comme cultivateurs en s'associant avec Mary, un frère d'Hugues-Antoine. On les trouve tout d'abord à Nizerolles au village Régnier où naissent leurs premiers enfants, puis au domaine Coudure  à Saint-Christophe. Vers 1820, ils s'installent au village Bertrand à Isserpent, puis chez Fournier. Jeanne et Hugues Antoine ont eu au cours de cette période cinq enfants.
Elle est décédée à Fournier le 21 février 1826, à l’âge de 35 ans.


Arbre : les enfants de Jeanne Gentil (1790-1826) et Hugues-Antoine Carton

*******************************************************************************

François Gentil est né le 28 août 1759 au Mayet de Montagne. Il est le fils de Pierre Gentil et de Jeanne Joninon.
Il est laboureur lorsqu’il épouse Claudine Gauliardon, à l’âge de 18 ans. Les époux s'installent au Mayet où ils ont eu dix enfants entre 1779 et 1800, d'abord aux Échaux, puis au village Berthuel où François devient propriétaire dans les années 1790. Fait assez exceptionnel pour l’époque, seul un d'entre eux est décédé en bas-âge et tous les autres se sont mariés au Mayet ou à Ferrières entre 1797 et 1824.
Il est décédé au Mayet-de-Montagne le 7 septembre 1825, à l’âge de 66 ans.


Arbre : les enfants de François Gentil (1759-1825) et de Claudine Gauliardon.


Photographie : Maison à gallerie, village Gentil (1780) (photographie : septembre 2009)

******************************************************************************* 

Pierre Gentil est né le 29 mars 1731 au village Gentil sur la paroisse du Mayet-de-Montagne. Il est le fils de Claude Gentil et d’Anne Bargoin. À 21 ans, il a épousé Jeanne Joninon à Saint-Clément. Les époux se sont installés au Mayet où ils ont eu dix enfants (le premier garçon, Claude, semble même être né près de huit mois avant le mariage). En 1752 Pierre était qualifié de « peigneur de chanvre », quinze plus tard, on le désignait comme « propriétaire » .
Il est vraisemblablement décédé le 2 mai 1772 au Mayet.


Arbre : les enfants de Pierre Gentil (1731-1772) et Jeanne Joninon

******************************************************************************* 

Claude Gentil est né le 10 avril 1696 au Mayet-de-Montagne. Il est le fils de Claude Gentil et de Claudie Cartalier. À 25 ans, il a épousé Anne Bargoin au Mayet-de-Montagne. Les époux se sont installés au village Gentil. Ils y ont eu au moins neuf enfants. Claude exerçait le métier de menuisier. D’après la personnalité de certains parrains cités lors des baptêmes de ses enfants, on peut penser qu’il était régulièrement employé par la famille Saulx-Tavannes. En 1734, le parrain de son fils André fut ainsi André Jacquemin, le cuisinier du «marquis de Tavannes» et sa marraine Jeanne Martin, l’épouse du gérant aux affaires du marquis. Cinq ans plus tôt, les propres enfants du marquis, Virginie et Pierre, âgés seulement de10 et 12 ans, avaient même été choisis pour une autre de ses filles. Ces liens étaient favorisés par le voisinage puisque le village Gentil était un des hameaux situés le plus proche de la principale possession des Saulx-Tavannes au Mayet : le château de Montgilbert.


Arbre : les enfants de Claude Gentil (1696-?), menuisier au village Gentil et d'Anne Bargoin


Photo : le château de Montgilbert et à l'arrière plan le village Gentil (septembre 2009)

******************************************************************************* 

Claude Gentil est né le 2 mars 1660 au Mayet-de-Montagne. Il est le fils de Claude Gentil et d’Antoinette Matichard. Il a eu au moins sept enfants avec son épouse Claudie Cartalier.


Arbre : les enfants de Claude Gentil (1660-?) et Claudie Cartalier.
On a identifié le mariage de Françoise Gentil et de Claude Magnet en 1709, sans pouvoir établir pour l'instant de laquelle des deux soeurs portant ce prénom il s'agit.