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mercredi 22 juillet 2009

Deux mariages non identifiés

Ces deux mariages ont eu lieu dans les environs de Saint-Pourçain-sur-Sioule et de Varennes-sur-Allier vers 1910 et 1920. Seules quelques personnes sont identifiées.



Environs de Saint-pourçain-sur-Sioule (après 1920)

Les personnes identifiées sont :
Jean-Baptiste Bordois
Marie Thuizat
Antoine Bordois
Marie-Louise Forestier




Environs de Varennes-sur-Allier (vers 1910)

La seule personne identifiée est Jean-Baptiste Bordois

vendredi 19 juin 2009

Une branche bourbonnaise dans l'Indre

Vers 1860, au moins quatre des enfants de Pierre Bourdois (1795-1858) se sont installés à Bessay-sur-Allier, quittant les environs de Treteau où la famille était installée depuis 1800.
Il s’agissait de Léonard, de Jean et des deux jeunes sœurs Marie qui, se retrouvant orphelines à la mort de leur père (13 et 18 ans à cette date), ont peut-être vécu sous l’autorité de leurs frères.
Jean Bourdois (1829-1896) travaillait pour un proprietaire sur cette commune. Lorsque ce propriétaire est revenu dans l'Indre, il l’a emmené avec lui car il était très satisfait de son travail. C’est en fait toute la famille qui a quitté le Bourbonnais pour s’installer dans les environs de la petite commune de Pommiers.


Arbre : les enfants de Jean Bourdois (1829-1896). Jean Bourdois a quitté le département de l'Allier pour Pommiers, dans l'Indre après 1872.

Informations transmises par Mme Guyoton
Lien geneanet : cliquer-ici

vendredi 8 mai 2009

Une communauté en 1783

Les communautés familiales, héritières des communautés taisibles apparues en France au XIIIe siècle, se caractérisaient par la réunion sous un même toit de plusieurs ménages généralement unis par des liens familiaux et vivant en commun, «au même pot et au même feu», selon la formule traditionnelle.
Les membre de la communautés étaient nommés parsonniers et vivaient sous l’autorité du maître qui exerçait une véritable autorité morale sur tous les membres du groupe. La taille de ces communautés était très variable, les plus grosses pouvaient compter plusieurs dizaines de personnes.
Le cas présenté ci-dessous a été reconstitué à partir de quelques actes d’état-civil et d’un acte notarié. Il s’agit d’un contrat de mariage qui précise les conditions d’entrée de deux jeunes femmes dans la communauté dirigée par Jean Audin. Le document ne mentionne pas l’existence d’autres éventuels parsonniers, mais ce n’était peut-être pas la règle pour un contrat de mariage.




Mariage de George Audin et Margueritte Friaud et de Hugue Audin et Antoinette Bourdois
le 3 octobre 1783 :

"Par devant les notaires royaux soussignés sont comparus Jean Audin et sous son authorité Elisabeth Tixier sa femme et sous leur authorité commune procédant George et Hugue Audin leurs enfans locataire communs et personnier demeurant ensemble en la paroisse de Chemilly d’une part,
Pierre Bourdois aussy locataire voeuf de Anne Moret, a présent mary et maitre des droits de Michelle Bardot, veuve de Louis Friaud laquelle Bardot ledit Bourdois a volontairement presté son authorité pour la validité des présentes procédant encore sous l’authorité dudit Bourdois Antoinette Bourdois sa fille te de ladite déffunte Anne Moret sa première femme, ladite Michele Bardot en vertue de l’authorité cy dessus a elle presté a authorizée Margueritte Friaud demeurant chez ledit Bourdois et sa femme en la paroisse de Besson et laditte Margueritte Friaud domestique en celle de Chemilly d’autre part lesquels parties de l’avis et conseil de leurs parens et amis cy après nommés ont fait arrêté les conventions des mariages qui suivent :

C’est à savoir que ledit Georges Audin et laditte Margueritte Friaud, ledit Hugues Audin et laditte Antoinette Bourdois, authorizées comme dessus ont promis de se prendre en légitime mariage à la première réquisition de l’un d’eux, en observant les constitutions canoniques. Lesdits mariages faits et accomplis, seront les futures tenues d’aller faire leurs demeures avec leurs futurs et leurs communs avec lesquelles elles feront communes en tous biens meubles de présent et avenir et conqueste immeubles à faire pendant leur communautté, chacun pour une portion de six dont deux appartiendrons audit Jean Audin et à Elisabeth Tixier sa femme qui serons les maître chefs et gouverneur de la communauttée générale, deux autres pour George Audin et Margueritte Friaud futurs et les autres audits Hugue Audin et à laditte Antoinette Bourdois aussy futurs, faisant lesdittes six portions dont sera composé la susdite communautée pour acquérir droit en laquelle par lesdits futurs et rendre lesdittes portions égalle laditte Margueritte Friaud c’est constitué en dot la somme de quinze livres qu’elle a payé avant ces présente audit Jean Audin chef de ladite communauté dont quittance et a laditte Friaud déclaré que la somme de quinze livres provient de ses épargnes gages et salaires.

Et de la part de ladite Michelle Bardot mère de laditte future elle l’a institué son héritère de tout ses biens dont elle mourera vêtu et saisie par ycelle portion avec les autres enfans qu’elle se trouvera au jour de son décès et pour tenir lieu à laditte Friaud futur des biens qui luy son échus par le décès dudit Louis Friaud son père laditte Michel Bardot authorizée comme dessus conjointement et solidairement avec ledit Pierre Bourdois son mary ont promis et s’obligent par la présente de délivrer à ladite future la veille des épouzailles ou dans un autre tems qui sera cy après fixé par lesdittes parties à savoir quatre draps pour la somme de dix-huit livres, un coffre aussy pour neuf livres et quatre serviettes pour la somme de quatre livres seize sols, tous lesquels meubles serons payé et délivrés par ledit bourdois et sa femme auxdits futurs comme il est dit cy dessus la veille des épouzailles excepté un drap et quatre serviettes qui ne serons payés que d’aujourd’hui d’aller de présente en trois ans.

Et de la part dudit Pierre Bourdois il a institué laditte Antoinette Bourdois sa fille, future son héritère par égalle part et portion avec Pierre Bourdois son fils de tous les biens dont il mourera vêtu et saisi sous la réserve de ses outils de tisserant qui appartiendrons tous après son décès audit Pierre Bourdois son fils. Par forme de […] et en avancement de sa future succession, il a constitué en dot à la future sa fille la somme de quinze livres, plus quatre draps, des garnitures de lit, un coffre et quatre serviettes laquelle somme et meubles ledit Bourdois a promis de payer et délivrer auxdits futurs la veille des épouzailles excepté la somme de quinze livres, un drap et quatre serviettes qui ne serons par luy payés que d’aujourd’huy date des présentes en trois ans sans intérest déclarant ledit Bourdois que les meubles cy dessus par luy constitué à laditte future sont de valeur de la somme de quarante deux livres et tiendrons lieu à laditte future des biens qui lui sont échut par le décès de laditte Anne Moret sa mère.

Lesdits Jean Audin et sa femme ont constitué auxdits futurs leurs fils chacun une sixième portion en laditte communauté générale qu’ils ont déclaré être de valeur des dots de chacune leur future et ont déclaré lesdits futurs et futures n’avoir point d’autres biens que ceux ci dessus expliqués.
Dissolution de la communauté particulière d’entre les futurs et futures arrivant par mort ou autrement les futurs aurons le choix de l’accepter ou de la renoncer.
En y renoncant elle retirerons chacune tout ce qu’elle y aurons porté et payé avec ce qui leur échera d’ailleurs à quelque titres que ce soit, le tout franc et quitte de toute dette desdites communautés particulières quoy quelles y fussent obligées où condemnées pour l’indemnités desquelles obligations ou condamnations qu’elle se trouveront avoir contracté elle aurons hipothèque chacune sur tous les biens de leurs futurs à compter de ce jour.
Le même choix d’accepter ou de renoncer auxdites communautés avec le droit de reprise seront transmissibles aux enfans qui naîterons des présents mariages.

Douaire ayant lieu, les futurs auront pour tout douaire pour une fois payés et sans retour par les héritiers de leur futur chacune la somme de trente livres. Au cas de non enfans et avec enfans il n’y aura point de douaire, le cas contraire les futures décédants avant leurs futurs sans enfans des présents mariages ou yceux déffaillants lesdits futurs serons tenus de rendre aux héritiers de leurs futures tout ce qu’ils auront reçu d’elles […] excepté les meubles cy dessus constitués auxdittes futures qui leur appartiendront pour subvenir aux frais funéraires ou la somme à laquelle ils ont été évalués aux choix desdittes héritières

Au présente est intervenu Jean Friaud majeur de droit fils de déffunt Louis Friaud et de laditte Michelle Bardot demeurant en a paroisse de Besson lequel de son gré a fait par ces présentes cession, transport et abbandon sans aucune garantie ny restitution de denier pour quelle excuse et raison qui se puisse estre audit Pierre Bourdois son beau-père et à laditte Michelle Bardot sa mère icy présente et acceptant savoir tout ce qui peut appartenir audit ceddant Comme héritier dudit deffunt Louis Friaud son père et enquoy laditte succession puisse consister à la charge par lesdits acceptants de garantir ledit ceddant de toutes dettes et charges hipoteques dont peut ou pourais grevée laditte succession et de faire en sorte que ledit ceddant n’en soit […] ny recherches sous les peines de droit, laditte cession faitte moyennant la somme de douze livres laquelle somme ledit Bourdois a promis de payer d’aujourd’hui en trois ans sans interest.

Pour les autre clauses dont mention n’est faitte aux présentes les parties se régiront suivant la coûtume du Bourbonnais à laquelle elles se sont soumise dérogeant à toutes autres qui auraient des dispositions contraires car l’ont voulu lesdittes parties consenti et accepté, obligeant et promettant.

Fait et passé au bourg et paroisse dudit Besson en présence desdits notaires soussignés et de Jacques Bardot, oncle de ladite Friaud future, vigneron demeurant en laditte paroisse de Bressolles témoin qui a avec toutes les parties déclaré ne savoir signer de ce enquis le trois novembre mil sept cent quatre vingt trois

REIGNIER GEOFFROY

Enregistré à Souvigny le dix sept novembre 1783. Reçu trois livres dix sept sols six deniers. Insinué audit lieu ledit jour reçu trente sols"


(source : AD03 3E6861)

samedi 25 octobre 2008

les médaillés militaires du canton de Saint-Pourçain-sur-sioule (vers 1930)


Quelques personnes seulement sont identifiées :
Au premier rang :
- Tout à gauche : Alphonse Auroux, ingénieur des Arts et « chef de musique ». Il existait deux formations musicales à Saint-Pourçain, « l’Union musicale », de tendance laïque et « la Lyre », plus confessionnelle. Elles finirent par fusionner sous la direction de M. Auroux.
- 6ème en partant de la gauche : M. Gilet, gendarme et garde-pêche à Saint-Pourçain.

Au quatrième rang :
- Tout à droite : Jean-Baptiste Bordois, facteur à Bransat.
- 2ème en partant de la droite : M. Ribier, cultivateur à Bransat.

mercredi 1 octobre 2008

Un bail à loyer à Besson en 1782


Le 25 septembre 1782 Pierre Bourdois (1739-?) signait un bail à loyer pour une durée de six ans pour une chambre au domaine des "Peilliaunats" (Pionats, commune de Besson) :

"Par devans les notaires royaux soussignés a comparu Gilbert Ribier, proprietaire et fermier du vignoble des Peilliaunat, demeurant au moulins du Pont, paroisse de Besson, lequel de son gré a donné lettre de loyer et a moitié fruit pour le temps de six années et de six an neuf, aux choix des parties à la sixieme année de résilier le present bail en [ ] suivant l'uzage, a Pierre Bourdois tiserant demeurand aud[it] lieu des Peilliaunat, meme paroisse de Besson au present, et acceptant Ie présent bail pour led[it] temps.

C'est à savoir une chambre dans laquelle led[it] bourdois fait presentement sa demeure, une cave dessous lad[ite] chambre, six oeuvres de vigne situées au clos appellée les Rouettes. un jardin et une chenevière, Ie tout dependant et faisant partie dud[it] vignoble, lesquelles vignes, jardin et cheneviere led[it] preneur a dit bien connoitre et promis d'en jouir en hon pere de famille, de ny faire ny soufrrir qu'il y son fait aucun delit [ ] ny degradation, de n'abatre aucun arbre vif par pied soit fruitier ny autres aux de droit, de donner aux dittes six oeuvres de vignes toutes les façon ordinaires et accoutumés en tems et saison convenables et suivant l’uzage des lieux, de 1'entretenir d'attrais qui serons fournies par led[it] Ribier bailleur, ou du bois propre a Ie faire. Les vins provenant desd[ittes] vignes serons partagés par moitié à la couche ou à la tire, au choix du bailleur et cueilies a frais commun.

Tiendra led[it] Bourdois lesd[ittesl vignes et jardin bien clos et boucher, pour lui appartiendra les etranches des hayes [ ] qui ont a coutume d'estre etranchés, et Ie bois mort pour son chaufage. appartiendra en entier aud[it] preneur, ce qui [ ] dans la chenevière et Jardin dudit lieu. Et dans le cas que bailleur donné a moitié profit de brebis au preneur, la paille necessaire pour la litiere d'ycelle sera fournie par moitié et la fumure qui en proviendra mis dans lesdittes vignes au fais du preneur qui s'oblige de payer aud[it] Rihier bailleur. chacun an et à chacun jour de Saint Martin d'hiver, en un seul pour payement la somrne de trente six livres pour Ie loyer de lad[itte] chambre et cave qu'il occupe maintenant.

Le premier payement [ ] et sera fait par led[it] preneur audit bailleur au jour de la Saint Martin d'hiver prochain et aussv a coutume d'année en année jusqu'en fin du present bail a quov faire led[it] Bourdois preneur a obliger tous ses biens presents et a venir qu'il a 1e tout pour se soumir et donnera led[it] preneur a ses frais expedition des presentes aud[it] Ribier qui a declaré que le revenu des vignes a la part du collon est de la somme de douze livres [ ] lesquelle prennent leur commencement par effet retroactif au jour de saint Martin d'hiver dernier pour finir à pareil jour fin desdittes trois ou six annees avec promese de faire jouir. Tous fait et payé au bourg de paroisse de Besson en presence des[dit] no[tai]re soussigné et dont les parties declaré ne savoir signer de ce enquis, Le vingt cinq decembre mil sept cent quatre vingt deux.

REIGNIER. GEOFFROY."

(source : AD03 3E6068 archive de M. Geoffroy, notaire à Besson)

jeudi 18 septembre 2008

L'élection de la Garde nationale à Treteau en 1830

Une des conséquences de la Révolution des Trois Glorieuses fut le rétablissement de la Garde nationale, milice révolutionnaire officiellement dissoute par Charles X trois ans auparavant. Dans tous les départements, les préfets donnent la consigne de reformer la garde :

"aujourd'hui 12ème jour du mois de septembre 1830, nous, maire, adjoint, membres du conseil, réunis en vertu d'une lettre de monsieur le préfet du département de l'Allier en date du 14 août 1830 à l'effet de procéder à l'organisation de la Garde nationale de la commune de Treteau, avons de suite procédé à la formation du tableau contenant les noms, prénoms et profession des habitants de la commune de Treteau réunissant les qualités requises pour la formation de la Garde nationale dont suivent les noms : "

Suivent 62 noms et prénoms auxquels sont accolées les lettres l. ou p. (soit vraisemblablement locataire ou propriétaire).

Le lendemain, des élections ont lieu pour désigner les officiers.

Il peut paraître surprenant de voir Pierre Bourdois (1795-1858) figurer dans cette liste de 62 noms établie dès septembre 1830. L'entrée dans la Garde nationale était généralement réservée à des hommes aisés, en mesure de fournir leur équipement. Toutefois la distinction entre le service ordinaire (le seul qui était effectif et pour lequel il fallait justifier un assez haut niveau de revenu) et le service de réserve (qui rassemblait tous les hommes de 20 à 60 ans) ne fut clairement établie que par la loi de 1831.
Il est difficile d'évaluer les revenus de Pierre Bourdois. On sait qu'il n'entrait pas dans la catégorie des propriétaires (ce que confirment la liste citée ci-avant et les actes d'état civil), mais le livre des mutations de propriété de la commune de Treteau signale toute de même un transfert de propriété impliquant Pierre Bourdois et M. Jatard le 10 février 1820.
(source : registre du conseil municipal de Treteau, consulté en mairie)

vendredi 12 septembre 2008

Un mariage en 1906


Photo : Ce mariage est celui d'Antoine Bourdois et Marie Thomas. Il a eu lieu à Loriges le 25 septembre 1906. Antoine est le deuxième fils de Léonard Bourdois (1837-1928) et de Jeanne Laurent. Juste avant ce mariage, il était encore domestique de ferme chez Méténier aux Pacaud à Paray-sous-Briailles (recensement 1906)

L'identification des personnes est difficile.
Toutes les indications sont données à partir de la gauche de l'image
premier rang :
position 5 et 6 : les mariés Antoine Bourdois (26 ans) et Marie Thomas (21 ans)
position 11 et 13 : Jean-Baptiste Bordois (16 ans) et Antonin Bordois (15 ans) (les neveux du marié)
deuxième rang :
position 3 : peut-être Léonard bourdois (69 ans)
position 4 et 5 : peut-être Antoine Bourdois (40 ans) et Anne crochet (33 ans) (le frère et la belle soeur du marié)
position 13 : vraisemblablement Jean Thomas (78 ans, le grand-père de la mariée) (voir article "le centenaire de Jean Thomas")

D'autres personnes devaient être présentes :
Pierre Thomas et Marie Grand, les parents de la mariée
Jeanne Bourdois (soeur du marié, 38ans) et son mari Jean Cagnon (44 ans) qui était le témoin du marié.
François Thomas (46 ans, le frère et témoin de la mariée)
Louis Grand (34 ans, oncle et témoin de la mariée)

Le centenaire de Jean Thomas


Photo : Le 28 octobre 1928, Jean Thomas fêtait son centième anniversaire. L'événement était suffisamment inhabituel pour mériter la prise d'une photographie qui fut diffusée sous la forme d'une carte postale. Le cadeau offert pour l'occasion (que l'on peut voir sur la chaise) était un paquet de tabac.
Jean Thomas est né le 20 octobre 1828 à Montcombroux-les-Mines. Toute sa vie, il a été cultivateur (métayer), d'abord à Montcombroux, puis à Sorbier. Agé, il est venu s'installer à Loriges pour y rejoindre son fils Pierre. C'est vraisemblement dans cette commune, où il a fini sa vie, que cette photographie a été prise.

Une des petites filles de Jean Thomas, Maria, a épousé en 1906 le deuxième fils de Léonard Bourdois. (voir article "Un mariage en 1906")

vendredi 5 septembre 2008

Ascendance d'Antoine Bourdois

Les ascendants patronymiques d'Antoine Bourdois présentés ci-dessous sont les suivants :
Antoine Bourdois (1866-1940), cultivateur
Léonard Bourdois (1837-1928), cultivateur
Pierre Bourdois (1795-1858), métayer
Pierre Bourdois (1767-1826), laboureur, potier en terre (?), journalier
Pierre Bourdois (1739-1817), journalier, vigneron, tisserand, tonnelier
Jean Bourdois (1715-1780), vigneron
Pierre Bourdois (1686-1755), tisserand
Charles Bourdois (vers1634-1714), jardinier

Jean Bourdois ( ?-?), journalier

 



Antoine Bourdois est né le 18 mai 1866 à Bessay-sur-Allier. Il est le fils de Léonard Bourdois et de Claudine Emery qui est décédée seulement quelques jours après l’accouchement. Son père s’est alors remarié avec Jeanne Laurent en février 1867.
On sait peu de choses sur le lieu où a grandi Antoine. Après quelques années passées à Bessay, la famille a quitté cette commune pour Loriges ou Bayet. Avant son mariage, Antoine était domestique à Saint-Didier-la-Forêt (peut-être dans le domaine de son beau-frère, Jean Cagnon). Le 17 avril 1890, il s’est marié avec Anne Crochet à Loriges. Les époux se sont installés sur cette commune où ils ont eu leurs deux enfants : Jean-Baptiste (1890) et Antoine (1891). En 1920, ils étaient encore cultivateurs sur cette commune. Plus tard, ils ont rejoint leur second fils Antoine aux Plaix à Bayet. Après la mort d’Anne en 1934, Antoine a fini ses jours chez ses enfants en alternant les séjours aux Plaix et à Barbery (Bransat) où il est décédé le 13 janvier 1940.


Photo : Antoine Bourdois aux Plaix (Bayet) en 1935


Photo : la maison d'Antoine Bourdois à Loriges. Avant leur départ pour les Plaix à Bayet Antoine Bourdois et son épouse Anne ont habité cette maison située à la sortie du bourg de Loriges. La maison est ensuite revenue en héritage à Antonin Bourdois, son frère Jean-Baptiste ayant renoncé à ses droits. Elle n'appartient plus aujourd'hui aux descendants. (façade - septembre 1996)

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Léonard Bourdois est né le 30 novembre 1837 au domaine de Belleau à Tréteau. Il est le septième enfant de Pierre Bourdois et de Claudine Faure. Vers 1840, la famille s’installe au domaine des Carabins distant de seulement quelques kilomètres, mais situé sur la commune de Montoldre. Après la mort de Pierre Bourdois et Claudine Faure, au moins quatre de leurs enfants se sont installés dans différents domaines de la commune de Bessay-sur-Allier. Léonard en fait partie et il est, avant son mariage, domestique au Figuretier ou au petit Moutier. En 1865, à l’âge de 28 ans, il  épouse Caudine Emery, la fille d’un meunier de Montoldre. Les 24 et 25 mai 1866, Léonard perd successivement sa femme qui vient de donner naissance à leur premier enfant et sa sœur Marie âgée de seulement 26 ans. En janvier 1867, il se remarie avec Jeanne Laurent à Bessay. Ils ont ensemble deux enfants : Jeanne, née au petit Moutier à Bessay en 1868, et Antoine né au Mas de Bessat à Saint-Pourçain. Léonard semble avoir ensuite vécu à Bayet et à Loriges (où vivait son premier fils Antoine). En 1890, il habite à Bricadet (1) et en 1898, il est au Pavillon (2).
Il est décédé le 19 août 1928 à l’âge de 91 ans.

(1) acte de naissance de son petit-fils Antoine Bourdois
(2) acte de naissance de Jeanne Laurent

Arbre : Les enfants de Léonard Bourdois

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Pierre Bourdois est né le 3 ventôse de l'an III (21 février 1795) au domaine des Thévenots à Chemilly. Il est le fils de Pierre Bourdois et de Marie Chamoux. Entre l’an V et l’an X (1797/1802), ses parents quittent ce village pour s’installer en Forterre au domaine de Belleau (Treteau).
Après le décès de sa mère alors qu’il n’a que sept ans, il est probablement élevé par les deux épouses successives de son père. Avant son mariage, il est domestique dans un domaine de Treteau.
À 27 ans, il épouse Claudine Faure, la fille d’un laboureur de la commune de Gouise âgée de seulement 15 ans. Les époux sont ensuite métayers dans différents lieux : à Gouise (1822-v.1823 (1)), à Saint-Voir (les Paponnats, v.1824-v.1826), à Treteau (Belleau, v.1826-v.1838), et à Montoldre (les Carabins, v.1840- ?)
Bien qu’il n’ait jamais été propriétaire, ses revenus semblent avoir été suffisants pour qu’il puisse être inscrit sur la liste des habitants éligibles à la garde nationale (reformée à la suite de la Révolution de 1830). Il n'est toutefois pas retenu pour faire partie des officiers. (voir article "l’élection de la garde nationale de Treteau en 1830")
Il est décédé au Ponthus (Montoldre) le 19 février 1858 à l’âge de 62 ans.

(1) acte de décès de son beau père, Antoine Faure


Arbre : les enfants de Pierre Bourdois (1795-1858) et Claudine Faure


Photo : la ferme des Paponnats (bâtiment principal - août 1994). Pierre Bourdois (1795-1858) a habité aux Paponnats (Saint-Voir) entre 1822 et 1826. Son père Pierre Bourdois (1767-1826) avait dû l'y rejoindre après avoir vécu quelques années à Trévol. Il y est décédé le 31 juillet 1826.

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Pierre Bourdois est né le 8 avril 1767 au domaine des Thévenots à Chemilly. Il est le fils de Pierre Bourdois et de Michelle Bardot. Il est probable qu’il ait vécu à Chemilly jusqu’à son premier mariage avec Marie chamoux en 1794. Les époux s'installent dans un premier temps au domaine des Thévenots, où naissent leurs deux premiers enfants : Pierre (3 ventôse an III/21 février 1795) et Marie ( 17 nivôse an V/6 janvier 1797). Pierre est alors qualifié de "laboureur". Peu après la naissance de Marie, ils quittent Chemilly pour Yzeure, ou il restent peu de temps, puis pour le domaine de Belleau (Tréteau) où ils s’installent au plus tard en 1802. Ces deux déplacements se font en compagnie de plusieurs membres de la famille de Marie Chamoux.
Après le décès de Marie Chamoux en 1802, Pierre se remarie avec Marie Meunier, la cousine germaine de sa première épouse. Selon l’acte de cette union, il exercerait la profession de potier en terre à Treteau. Sur tous les autres actes de cette période, il est néanmoins qualifié de journalier. Les deux époux ont eu un seul enfant qui n’a vécu que quelques jours. Marie Meunier décède à son tour quatre ans après cette unique naissance.
A 42 ans, Pierre épouse alors en troisième noce Benoîte Lagoute. Le statut de journalier semble avoir entraîné de nombreux changements de résidence à partir de cette date. Le premier enfant naît à Tréteau au lieu de la Rue Blanche ou Pierre réside depuis son départ de Belleau. Ils semblent ensuite s’être installés succesivement à Jaligny, à nouveau à Treteau (Bas de Nérré), à Avermes, puis à Trévol (Plaine des Echaudets). Les derniers temps à Trévol sont difficiles : il perd ses deux derniers enfants et sa troisième femme en l'espace de quelques mois. 
 Après le décès de cette dernière, Pierre semble être revenu habiter chez son premier fils au domaine des Paponnats. Il y est mort le 31 juillet 1826 à l’âge de 59 ans.


Arbre : les enfants de Pierre Bourdois (1767-1826)
Pierre a eu dix enfants issus de ses trois mariages. Seuls trois ne sont pas décédés en bas âge.
 


Photo : les Thévenots à Chemilly (avril 2001). Ces bâtiments semblent être les plus anciens dans le hameau des Thévenots qui s'est agrandi récemment par de nouvelles constructions. Il n'est pas certain qu'ils puissent dater du dix-huitième siècle. Pierre Bourdois (1767-1826) est né dans ce village où ses parents Pierre bourdois (1739-1796) et Antoinette Martinet ont vécu quelques années à partir de 1766.

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Pierre Bourdois est né le 22 juillet 1739 à Besson. Il est le fils de Jean Bourdois et d’Antoinette Martinet. À 21 ans, il épouse Anne Moret à Bresnay avec laquelle il s’installe à la Font Chevalier sur la commune de Besson. Deux enfants  naissent de ce premier mariage, mais Anne décède peu après la naissance du second enfant.

Deux ans plus tard, il a 27 ans lorsqu'il épouse en seconde noce Michelle Bardot, originaire de Bressolles. Pierre, le seul enfant issu de ce mariage, naît aux Thévenots à Chemilly mais les époux s'installent ensuite à Besson. C’est une certitude à partir de 1782 (1) . Ils occupent alors une chambre au domaine des Pionats (parfois orthographié « Peilliaunats ») et cultivent quelques œuvres de vignes et une chènevière. Le métier le plus souvent mentionné pour Pierre Bourdois sur les actes de cette période est celui de tisserand. Plus rarement il est qualifié de vigneron, voire de journalier. Cela semble indiquer qu’en plus de l’entretien de la chenevière il devait effectuer d’autres travaux pour assurer la vie de sa famille. Il est peu vraisemblable que le terme de tisserand utilisé sur les registres et par les notaires désignait l’activité de tissage proprement dite. Ce mot était plus certainement employé pour celui de peigneur de chanvre, ce qui correspondait au premier travail de filage à effectuer sur la fibre de chanvre.L'outillage nécessaire à cette activité est -quoi qu'il en soit- le seul à être mentionné explicitement dans les dispositions testamentaires contenues dans un contrat de mariage concernant sa fille Antoinette (2).
Après la mort de Michelle Bardot en 1785, Pierre épouse en troisième noce Marie Desforges avec laquelle il continue à résider aux Pionats jusqu'à son décès en 1793. En quatrième noce, il épouse à l'âge de 53 ans Marie Secrétin. Sur l’acte de naissance de son petit-ils Pierre Bourdois il est qualifié trois ans plus tard de tonnelier sur la paroisse de Besson. Peut-être a-t-il adopté cette activité après son dernier mariage, au contact de son beau-père François Secrétin, lui aussi tonnelier de cette paroisse. Après leur départ des Pionats, c'est dans la plus grande pauvreté que Pierre et Marie semblent avoir terminé leur vie aux Faiteaux, un autre domaine de Besson. Ils sont en effets tous les deux qualifiés de "mendiants" au moment de leurs décès respectifs.
Celui de Pierre survient le 20 novembre 1817, il est alors âgé de 78 ans (3). 

(1) voir article « Un bail à loyer en 1782 »
(2) voir le contrat de mariage Audin-Friaud-Bourdois dans l'article intitulé "Une communauté en 1783"
(3) L'acte le dit marié à Marie Baron, mais il s'agit vraisemblablement d'une erreur dans la rédaction de l'acte 


Arbre : les enfants de Pierre Bourdois (1739-1817)

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Jean Bourdois est né le 13 juin 1715 à Besson. Il est le fils de Pierre Bourdois et de Giberte Moret. À 19 ans, il est vigneron et réside au bourg de Besson lorsqu’il a épouse Antoinette Martinet. Les époux s'installent à Besson où ils semblent n’avoir eu que deux enfants Marie : (°1736) et Pierre (°1739). A 61 ans, après le décès de sa première épouse, il se remarie avec Marie Tixier.
Il est décédé à Besson le 28 mars 1780 à l’âge de 64 ans.


Arbre : les enfants de Jean Bourdois (1715-1780) et Antoinette Martinet.
Marie Bourdois est désignée comme accoucheuse dans les registres paroissiaux de Besson (voir année 1787, en particulier)

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Pierre Bourdois est né le 18 septembre 1686 à Besson. Il est le fils de Charles Bourdois et de Marie Glesbot. A l'âge d'environ 25 ans, il se marie avec Gilberte Moret dans un lieu qui n’a pu être retrouvé. Ils s'installent à Besson où Pierre devient tisserand (peigneur de chanvre). Ils y ont treize enfants entre 1712 et 1732.
Il est décédé à Besson le 8 septembre 1755 à l’âge de 68 ans.
 

Arbre : les enfants de Pierre Bourdois (1686-1755) et Gilberte Moret

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Charles Bourdois est né vers 1634 peut-être à Moulins. Il est le fils de Jean Bourdois et de Louise Geton (1). Il se marie à Bresnay avec Marie Glesbot le 6 février 1677. La famille s'installe à Besson où Charles devient Jardinier au château de Fourchaud. La famille du seigneur des lieux parraine à plusieurs reprise leurs enfants. On a pu retrouver au moins huit enfants de ce couple et tous sont nés à Besson sauf Louis et peut-être Jean qui sont nés à Moulins au début des années 1680.
Il est décédé à Besson à l'âge d'environ 80 ans le 19 septembre 1714.

(1) Le nom de la mère inscrit sur l'acte de mariage semble être une erreur. Cette filiation est établie par l'analyse des parentés inscrites sur différents actes de la paroisse de Besson, cohérente avec cette conclusion.



Photo :
le château de Fourchaud à Besson. Il appartenait à la fin du XVIIème siècle au sieur de Givry.
 
 
 
 
 
 
 
Arbre : Les enfants de Charles Bourdois et Marie Glesbot
 
 
- Seul l'acte de naissance de Jean n'a pu être retrouvé pour l'instant (sauf s'il s'agit de la même personne que Louis né en 1683 à Moulins)  

- En 1681, Jacques est parrainé par Jacques Hugon escuyer du sieur de Givry et Constance Meaulme.

- En 1684, Elisabeth est parrainée par Gilbert Hugon, le seigneur de Fourchaud et Elisabeth Renaud, la fille de François Renaud, sieur de Venize (un fief situé à Cusset) et de dame Elisabeth Hugon. Selon une monographie consacrée à cette famille, la marraine, née le 11 septembre 1663, est âgée de 21 ans. 
(source : Renaud de Venise et de Boisrenaud, monographie imprimée anonyme, 1892, Paris, consulté sur gallica)

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Jean / Jehan Bourdois est né vers 1600. Il est journalier à Moulins et à Yzeure au début du XVIIe. Il a eu au moins quatre enfants avec Louise Geton dans les années 1630/1640. 
Il est décédé avant 1665. 
 

 
Arbre : les enfants de Jean Bourdois et Louise Geton